Sur la route

0 notes &

Décidément, le présidentialisme est un crétinisme. La soumission aux décisions d’un seul, fussent-elles erronées, voire dangereuses, qui est à son principe, au mépris de toute délibération et intelligence collectives, rend politiquement stupides ceux qui s’y laissent aller.

Edwy Plenel, in Les vérités de Duflot qui accablent Hollande, Mediapart du 24 août 2014

Malheureusement pour la France, ce genre de sentence parle à beaucoup de ses citoyens par les temps qui courent. Et notamment à ceux qui se sentent plutôt de gauche. Malaise.

Classé dans Présidentialisme François Hollande Edwy Plenel Mediapart politique France République

0 notes &

Tarascon-sur-Ariège

Crédit photos : Dominique Momiron

Au bord de l’Ariège, au confluent avec le ruisseau du Vicdessos, la petite ville de Tarascon-sur-Ariège ouvre la vallée qui conduit à Ax-les-Thermes, puis à Andorre.

Le site de la ville est accessible ici.

On notera que la race de brebis « tarasconnaise » tire son nom de la ville.

Classé dans Tarascon-sur-Ariège Pyrénées Ariège

0 notes &

Verdun, en Ariège

Crédit photos : Dominique Momiron

Entre la rivière Ariège et le massif du Quiè (Pyrénées), sur la route qui monte de Tarascon-sur-Ariège à Ax-les-Thermes, il existe un village nommé Verdun, composé de deux hameaux : Barry d’en haut et Barry d’en bas.

On peut admirer à Barry d’en haut l’église romane Saint-Blaise de style Lombard, comme beaucoup d’églises de cette région.

« Verdun » est un toponyme d’origine gauloise lié à une position fortifiée en hauteur.

42° 47′ 43″ Nord 1° 41′ 20″ Est 

Verdun sur le site Histariège.

Classé dans Verdun Ariège église romane Pyérénées Quiè Barry d'en haut

0 notes &

Marteaux de porte en Ariège

Crédit photos : Dominique Momiron

Les marteaux de porte — ou heurtoirs de porte – sont des pièces métalliques articulées que l’on frappe bruyamment sur la partie fixe afin de faire connaître son arrivée aux habitants de la maison.

Lors de mon séjour à Tarascon-sur-Ariège et au village des Cabannes dans le pays de Beille, j’ai pu en croiser quelques spécimens intéressants sur les portes des vieilles maisons.

Classé dans Heurtoirs marteaux marteaux de porte ariège portes doors door knocker Tarascon-sur-Ariège Les Cabannes

0 notes &

La planète des singes : l’affrontement (ou plutôt, juste avant)

Un bon film populaire, particulièrement bien fait, qui a l’ambition de nous faire observer et comprendre ce qui se joue dans cette implacable phase de tension au cours de laquelle tout peut se jouer entre la guerre et la paix.

Ce film est la suite encore plus réussie du très bon La planète des singes : les originesqui est lui-même ce que l’on nomme un préquel apocryphe à l’histoire mythique inventée par l’écrivain français Pierre Boulle

Les scénaristes et le réalisateur ont eu l’intelligence de mettre en valeur l’un des problèmes les plus dramatiques du genre humain (auquel les singes du film s’apparentent cruellement, pour le plus grand désespoir du héros simiesque César) : sa propension à développer spontanément la peur de l’autre, à cultiver la prédominance de la rancœur, mais aussi l’impossibilité de pardon chez certains individus centrés sur eux-mêmes, tout cela débouchant sur la haine et la guerre. Israël, Palestine, Syrie, Irak, Libye, etc. Nous sommes en plein dedans.

À la fin du film, l’un des héros (l’homme) avoue : « J’avais cru que c’était possible ». L’autre (César, le singe) lui répond : « Moi aussi ». Et son regard pénétré exprime tout à la fois son désarroi, sa rage et son fatalisme incrédule. Car il sait que le prochain épisode sera celui de l’affrontement. Ce film n’en est que la genèse (le titre original est bien Dawn of the Planet of the Apes, l’aube de la planète des singes). La suite est déjà à l’écriture. Forcément.

Le site officiel du film est ici.

Classé dans la planète des singes l'affrontement pierre boulle

0 notes &

Light in Babylon

Un trio de world music enthousiasmant

Light in Babylon est un trio constitué de :

  • la chanteuse, auteure-compositrice, Michal Elia Kamalisraélienne d’origine iranienne,
  • du compositeur turc et joueur de santour  Metehan Çifçi, ancien étudiant en philosophie,
  • du guitariste français, compositeur et mari de Michal, Julien Demarque, ingénieur bois en éco-construction.

Le groupe vit à Istanbul où il s’est fait connaître en jouant régulièrement dans la rue, comme on peut le voir sur la vidéo. Il a produit son premier disque officiel en 2012 : Life sometimes doesn’t give you spacedisponible sur iTunes.

La télévision turque lui a consacré un reportage que l’on peut trouver facilement sur Youtube. Arte lui consacre à son tour une émission cet été : Au diapason de la ville – les musiciens des rues.

Toutes les chansons de Light in Babylon sont écrites en hébreu, langue maternelle de Michal Elia Kamal.

En cette abominable période où la haine met à feu et à sang l’est de la Méditerranée et le Proche-Orient, il est rassurant de voir que des êtres humains de toutes ces cultures peuvent vivre ensemble en bonne intelligence. Parfaitement reconnue comme israélienne, Michal Elia Kamal est très appréciée en Turquie pour son talent et la qualité de ses compositions.

Le site de Light in Babylon est ici : http://www.lightinbabylon.com

Classé dans world music light in babylon

0 notes &

Lors des agressions, les gens s’accrochent au moindre espoir, et l’obéissance est souvent le premier réflexe. La résistance est un acte de mort. Une prise de risque, une insoumission, qui n’est pas naturelle lorsqu’on est en état de choc.

Maxime Chattam, dans La Patience du Diable, éditions Albin Michel, 2014

Il s’agit là d’une réflexion que Maxime Chattam attribue à l’héroïne de son roman, le lieutenant de la section de recherche de la gendarmerie Ludivine Vancker. Cette réflexion relève évidemment de la criminologie dans ce contexte. 

Mais comment ne pas l’étendre à la sphère plus large de la vie sociale en général, et notamment à celle qui prévaut dans les contextes politiques marqués par la tyrannie d’un pouvoir totalitaire fondé sur la violence criminelle de ses dirigeants et de leurs sbires ?

Les exemples sont nombreux dans l’histoire de l’humanité, et malheureusement encore bien présents sur notre planète, à quelques milliers de kilomètres de chez nous.

couverture du roman

On peut retrouver la présentation en vidéo du roman par Maxime Chattam lui-même sur le site d’Albin Michel ici.

Classé dans maxime chattam la patience du diable

1 note &

A Song of Ice and Fire

Aujourd’hui, je viens de terminer le tome 4 de l’intégrale du Trône de Fer (A Song of Ice and Fire), cette célébrissime série romanesque de l’américain George R.R. Martin, mise à l’honneur en France depuis la diffusion de son adaptation télévisée sous le titre Game of Thrones (Le jeu des trônes). Ces quatre tomes font ensemble une somme de 3 786 pages dans la version de poche. Énorme objet de lecture qui demande un sérieux investissement et donc de la motivation.

Je l’avoue, cette motivation m’a envahi sans difficulté. Et je vous invite à y succomber aussi.

image

Tout d’abord, la force de cette œuvre, c’est sa qualité littéraire originale. Contrairement à ce que l’on pourrait croire de prime abord, il ne s’agit pas d’une superficielle production du genre Heroic Fantasy. En fait, George R.R. Martin a eu le génie de mobiliser des ingrédients de qualité dans une œuvre alchimique étonnante et foisonnante. En voici quelques-uns sans prétendre à tous les énumérer, tant cette œuvre est riche.

Du roman historique, il a investi la qualité des références et de la documentation scientifique sur le Moyen Âge, notamment pour ce qui touche à l’histoire des mentalités et aux repères de civilisation (par exemple, le passage immédiat de la période de l’enfance à l’âge adulte, sans notion d’adolescence). Mais il a tiré aussi du roman historique son art de l’exposition des événements qui leur permet de prendre du sens entre eux, tandis que les faits deviennent des aventures, que les batailles constituent des instants charnières, et que les parcours de vie des hommes les conduisent vers leur destinée.

Du genre fantastique, il a mobilisé cette capacité à extraire du monde des légendes la résurrection d’un réalisme initiatique perdu (ainsi, la permanence des dragons et des loups dans l’imaginaire collectif) tout autant que cette capiteuse magie événementielle qui joue des tours à la raison et à la logique usuelle. Mais il en a exploité également cette froide et effrayante menace venue de la mort qui traque inexorablement les hommes : les Autres, du nord, de l’au-delà du mur protecteur de la civilisation.

De l’écriture scénaristique des séries télévisées dont il a été un créateur fécond, il a cultivé le sens du suspens en fin de chapitre, mais aussi la capacité à faire vivre en synchronie symphonique des personnages qui existent loin les uns des autres, tandis que le lecteur perçoit progressivement les liens de destinée qui vont les rassembler dans certains carrefours du récit, jusqu’à l’improbable dénouement final qui paraît encore si lointain.

Martin a aussi mis à profit la dimension passionnante du roman politique. Car le Trône de Fer, ou le Jeu des Trônes, est une gigantesque lutte politique pour gagner le pouvoir de gérer la société des hommes. Détail significatif, le trône de fer des sept couronnes est constitué de centaines d’épées prises à des adversaires vaincus qui ont été assemblées en un improbable siège pour le roi, ou pour la « Main du roi » (son Premier ministre, en quelque sorte). Inconfortable, dur et hideux, ce trône est hérissé de pointes et de barbelures sur lesquelles se blessent régulièrement ceux qui ont le droit de s’y asseoir. On peut aisément y percevoir une belle allégorie du pouvoir en contrepoint de l’avertissement de Talleyrand à Napoléon : « On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus. »

Enfin, et peut-être surtout, George R.R. Martin a eu le talent de mettre en œuvre une technique narrative fondée sur les points de vue différenciés des personnages : chaque chapitre est intitulé du nom de l’un d’entre eux. Et par les yeux de ceux-là, on voit les mêmes événements ou les mêmes faits d’un point de vue tout aussi original que cohérent et légitime. Dès lors, on perçoit avec plaisir que dans le foisonnement de ces personnages, les plus importants ne sont pas aisément classables du côté des gentils ou du côté des méchants. Ils sont comme nous, humains, très humains, faits d’infinies nuances de gris. Car le cœur du projet créatif de George R.R. Martin se revendique explicitement de celui de William Faulkner quand il déclare au magazine TIME

« The human heart in conflict with the self was the only thing worth writing about. And I think that’s true. » (L’âme humaine en conflit avec elle-même est la seule chose qui vaille que l’on écrive. Et je pense que c’est vrai.)

Globalement, j’ai tendance à estimer que le Trône de Fer est une œuvre magistrale qui restera dans l’histoire de la littérature mondiale. Son adaptation télévisée par la chaîne américaine HBO, profitant du concours de l’écrivain, se révèle elle aussi d’une qualité exceptionnelle pour ce genre de média. Il existe de fait entre les deux versions une dialectique étrange. Chaque saison correspond à un tome. Mais l’oeuvre romanesque n’est pas achevée. Et donc George R.R. Martin a indiqué aux auteurs de la version TV les éléments de suite qu’il compte donner à Game of Thrones, pour le cas où il décèderait avant d’avoir terminé l’écriture de son monument romanesque.

Après les quatre premiers tomes que je viens de lire, trois autres sont donc encore programmés. Pour le moment, seul le premier de ceux-ci a été publié aux États-Unis en juillet 2011. Malheureusement, les éditeurs français ne paraissent pas pressés de livrer au public sa traduction sous la forme canonique : en effet, Pygmalion a procédé à l’édition du tome 5 en trois romans, de mars 1012 à janvier 2013, tandis que J’ai Lu n’a publié que la version de poche du premier. Tous les amateurs attendent donc avec impatience la livraison de ce tome 5 en un volume. Faudra-t-il attendre que soit tournée la saison 5 de la version télé ? Fort probable. Mais il y a encore loin avant de pouvoir plonger dans les tomes 6 et 7. Survivons donc jusque-là !

Pour aller plus loin : 

Classé dans game of thrones Le Trône De Fer a song of ice and fire

1 note &

La docimologie science de l'évaluation

 http://www.pedagopsy.eu/docimologie.html

Cette page du site du regretté Jacques Nimier rassemble avec clarté les principaux éléments de docimologie pour en comprendre les apports. 

Tandis que le ministre de l’éducation nationale Benoît Hamon vient de décider de faire de la question de l’évaluation à l’école un chantier majeur pour cette année, il est utile que les connaissances en la matière soient largement diffusées et partagées. Cela évitera de proférer des âneries, comme on en entend ou on en lit déjà dans les médias.

Non, le but n’est pas de faire plaisir aux mauvais élèves en supprimant de manière irresponsable et démagogique les mauvaises notes ! Il s’agit, au contraire, de renforcer la qualité des apprentissages pour tous les élèves, y compris ceux qui ont le plus de difficultés. L’évaluation est en effet, l’un des outils majeurs de l’enseignement, tout aussi important que la seule transmission des connaissances. C’est aussi un vecteur fondamental des apprentissages.

On pourra également lire sur ce sujet le très intéressant rapport des inspecteurs généraux publié en juillet 2005 : Les acquis des élèves, pierre de touche de la valeur de l’école

À lire aussi, l’excellent livre de Gérard de Vecchi : Évaluer sans dévaluer

Classé dans politique scolaire pédagogie évaluation docimologie Jacques Nimier

0 notes &

Fête de la musique 2014 à Issoire

Crédit photos : Dominique Momiron

Concert offert par l’école de musique d’Issoire à la Halle aux Grains, le 21 juin 2014.

Classé dans Fête de la musique Issoire

0 notes &

La connaissance est une arme, Jon. Arme-toi soigneusement avant de foncer dans la mêlée.
Mestre Aemon, dans Le chaos, roman de la saga Le trône de fer écrite par George R.R. Martin, connue sous le titre anglais de Game of thrones.


Mestre Aemon (interprété par Peter Vaughan dans la série TV de HBO) est le mestre (médecin, conseiller, érudit) de la Garde de Nuit à Châteaunoir. Âgé de 102 ans et aveugle, il prend Jon Snow en sympathie.

Classé dans game of thrones le trône de fer