Sur la route

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Light in Babylon

Un trio de world music enthousiasmant

Light in Babylon est un trio constitué de :

  • la chanteuse, auteure-compositrice, Michal Elia Kamalisraélienne d’origine iranienne,
  • du compositeur turc et joueur de santour  Metehan Çifçi, ancien étudiant en philosophie,
  • du guitariste français, compositeur et mari de Michal, Julien Demarque, ingénieur bois en éco-construction.

Le groupe vit à Istanbul où il s’est fait connaître en jouant régulièrement dans la rue, comme on peut le voir sur la vidéo. Il a produit son premier disque officiel en 2012 : Life sometimes doesn’t give you spacedisponible sur iTunes.

La télévision turque lui a consacré un reportage que l’on peut trouver facilement sur Youtube. Arte lui consacre à son tour une émission cet été : Au diapason de la ville – les musiciens des rues.

Toutes les chansons de Light in Babylon sont écrites en hébreu, langue maternelle de Michal Elia Kamal.

En cette abominable période où la haine met à feu et à sang l’est de la Méditerranée et le Proche-Orient, il est rassurant de voir que des êtres humains de toutes ces cultures peuvent vivre ensemble en bonne intelligence. Parfaitement reconnue comme israélienne, Michal Elia Kamal est très appréciée en Turquie pour son talent et la qualité de ses compositions.

Le site de Light in Babylon est ici : http://www.lightinbabylon.com

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Lors des agressions, les gens s’accrochent au moindre espoir, et l’obéissance est souvent le premier réflexe. La résistance est un acte de mort. Une prise de risque, une insoumission, qui n’est pas naturelle lorsqu’on est en état de choc.

Maxime Chattam, dans La Patience du Diable, éditions Albin Michel, 2014

Il s’agit là d’une réflexion que Maxime Chattam attribue à l’héroïne de son roman, le lieutenant de la section de recherche de la gendarmerie Ludivine Vancker. Cette réflexion relève évidemment de la criminologie dans ce contexte. 

Mais comment ne pas l’étendre à la sphère plus large de la vie sociale en général, et notamment à celle qui prévaut dans les contextes politiques marqués par la tyrannie d’un pouvoir totalitaire fondé sur la violence criminelle de ses dirigeants et de leurs sbires ?

Les exemples sont nombreux dans l’histoire de l’humanité, et malheureusement encore bien présents sur notre planète, à quelques milliers de kilomètres de chez nous.

couverture du roman

On peut retrouver la présentation en vidéo du roman par Maxime Chattam lui-même sur le site d’Albin Michel ici.

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A Song of Ice and Fire

Aujourd’hui, je viens de terminer le tome 4 de l’intégrale du Trône de Fer (A Song of Ice and Fire), cette célébrissime série romanesque de l’américain George R.R. Martin, mise à l’honneur en France depuis la diffusion de son adaptation télévisée sous le titre Game of Thrones (Le jeu des trônes). Ces quatre tomes font ensemble une somme de 3 786 pages dans la version de poche. Énorme objet de lecture qui demande un sérieux investissement et donc de la motivation.

Je l’avoue, cette motivation m’a envahi sans difficulté. Et je vous invite à y succomber aussi.

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Tout d’abord, la force de cette œuvre, c’est sa qualité littéraire originale. Contrairement à ce que l’on pourrait croire de prime abord, il ne s’agit pas d’une superficielle production du genre Heroic Fantasy. En fait, George R.R. Martin a eu le génie de mobiliser des ingrédients de qualité dans une œuvre alchimique étonnante et foisonnante. En voici quelques-uns sans prétendre à tous les énumérer, tant cette œuvre est riche.

Du roman historique, il a investi la qualité des références et de la documentation scientifique sur le Moyen Âge, notamment pour ce qui touche à l’histoire des mentalités et aux repères de civilisation (par exemple, le passage immédiat de la période de l’enfance à l’âge adulte, sans notion d’adolescence). Mais il a tiré aussi du roman historique son art de l’exposition des événements qui leur permet de prendre du sens entre eux, tandis que les faits deviennent des aventures, que les batailles constituent des instants charnières, et que les parcours de vie des hommes les conduisent vers leur destinée.

Du genre fantastique, il a mobilisé cette capacité à extraire du monde des légendes la résurrection d’un réalisme initiatique perdu (ainsi, la permanence des dragons et des loups dans l’imaginaire collectif) tout autant que cette capiteuse magie événementielle qui joue des tours à la raison et à la logique usuelle. Mais il en a exploité également cette froide et effrayante menace venue de la mort qui traque inexorablement les hommes : les Autres, du nord, de l’au-delà du mur protecteur de la civilisation.

De l’écriture scénaristique des séries télévisées dont il a été un créateur fécond, il a cultivé le sens du suspens en fin de chapitre, mais aussi la capacité à faire vivre en synchronie symphonique des personnages qui existent loin les uns des autres, tandis que le lecteur perçoit progressivement les liens de destinée qui vont les rassembler dans certains carrefours du récit, jusqu’à l’improbable dénouement final qui paraît encore si lointain.

Martin a aussi mis à profit la dimension passionnante du roman politique. Car le Trône de Fer, ou le Jeu des Trônes, est une gigantesque lutte politique pour gagner le pouvoir de gérer la société des hommes. Détail significatif, le trône de fer des sept couronnes est constitué de centaines d’épées prises à des adversaires vaincus qui ont été assemblées en un improbable siège pour le roi, ou pour la « Main du roi » (son Premier ministre, en quelque sorte). Inconfortable, dur et hideux, ce trône est hérissé de pointes et de barbelures sur lesquelles se blessent régulièrement ceux qui ont le droit de s’y asseoir. On peut aisément y percevoir une belle allégorie du pouvoir en contrepoint de l’avertissement de Talleyrand à Napoléon : « On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s’asseoir dessus. »

Enfin, et peut-être surtout, George R.R. Martin a eu le talent de mettre en œuvre une technique narrative fondée sur les points de vue différenciés des personnages : chaque chapitre est intitulé du nom de l’un d’entre eux. Et par les yeux de ceux-là, on voit les mêmes événements ou les mêmes faits d’un point de vue tout aussi original que cohérent et légitime. Dès lors, on perçoit avec plaisir que dans le foisonnement de ces personnages, les plus importants ne sont pas aisément classables du côté des gentils ou du côté des méchants. Ils sont comme nous, humains, très humains, faits d’infinies nuances de gris. Car le cœur du projet créatif de George R.R. Martin se revendique explicitement de celui de William Faulkner quand il déclare au magazine TIME

« The human heart in conflict with the self was the only thing worth writing about. And I think that’s true. » (L’âme humaine en conflit avec elle-même est la seule chose qui vaille que l’on écrive. Et je pense que c’est vrai.)

Globalement, j’ai tendance à estimer que le Trône de Fer est une œuvre magistrale qui restera dans l’histoire de la littérature mondiale. Son adaptation télévisée par la chaîne américaine HBO, profitant du concours de l’écrivain, se révèle elle aussi d’une qualité exceptionnelle pour ce genre de média. Il existe de fait entre les deux versions une dialectique étrange. Chaque saison correspond à un tome. Mais l’oeuvre romanesque n’est pas achevée. Et donc George R.R. Martin a indiqué aux auteurs de la version TV les éléments de suite qu’il compte donner à Game of Thrones, pour le cas où il décèderait avant d’avoir terminé l’écriture de son monument romanesque.

Après les quatre premiers tomes que je viens de lire, trois autres sont donc encore programmés. Pour le moment, seul le premier de ceux-ci a été publié aux États-Unis en juillet 2011. Malheureusement, les éditeurs français ne paraissent pas pressés de livrer au public sa traduction sous la forme canonique : en effet, Pygmalion a procédé à l’édition du tome 5 en trois romans, de mars 1012 à janvier 2013, tandis que J’ai Lu n’a publié que la version de poche du premier. Tous les amateurs attendent donc avec impatience la livraison de ce tome 5 en un volume. Faudra-t-il attendre que soit tournée la saison 5 de la version télé ? Fort probable. Mais il y a encore loin avant de pouvoir plonger dans les tomes 6 et 7. Survivons donc jusque-là !

Pour aller plus loin : 

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La docimologie science de l'évaluation

 http://www.pedagopsy.eu/docimologie.html

Cette page du site du regretté Jacques Nimier rassemble avec clarté les principaux éléments de docimologie pour en comprendre les apports. 

Tandis que le ministre de l’éducation nationale Benoît Hamon vient de décider de faire de la question de l’évaluation à l’école un chantier majeur pour cette année, il est utile que les connaissances en la matière soient largement diffusées et partagées. Cela évitera de proférer des âneries, comme on en entend ou on en lit déjà dans les médias.

Non, le but n’est pas de faire plaisir aux mauvais élèves en supprimant de manière irresponsable et démagogique les mauvaises notes ! Il s’agit, au contraire, de renforcer la qualité des apprentissages pour tous les élèves, y compris ceux qui ont le plus de difficultés. L’évaluation est en effet, l’un des outils majeurs de l’enseignement, tout aussi important que la seule transmission des connaissances. C’est aussi un vecteur fondamental des apprentissages.

On pourra également lire sur ce sujet le très intéressant rapport des inspecteurs généraux publié en juillet 2005 : Les acquis des élèves, pierre de touche de la valeur de l’école

À lire aussi, l’excellent livre de Gérard de Vecchi : Évaluer sans dévaluer

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Fête de la musique 2014 à Issoire

Crédit photos : Dominique Momiron

Concert offert par l’école de musique d’Issoire à la Halle aux Grains, le 21 juin 2014.

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La connaissance est une arme, Jon. Arme-toi soigneusement avant de foncer dans la mêlée.
Mestre Aemon, dans Le chaos, roman de la saga Le trône de fer écrite par George R.R. Martin, connue sous le titre anglais de Game of thrones.


Mestre Aemon (interprété par Peter Vaughan dans la série TV de HBO) est le mestre (médecin, conseiller, érudit) de la Garde de Nuit à Châteaunoir. Âgé de 102 ans et aveugle, il prend Jon Snow en sympathie.

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Il n’est pas nécessaire d’être un monstre pour participer au pire. Ça n’a jamais été nécessaire. Parce que, d’abord, les détraqués et les pervers, ils ne sont pas très nombreux. Dans n’importe quelle société, il y en a très peu. Des gens capables d’attraper un gosse et de le jeter dans un four, ils ne sont pas très nombreux. Donc, si vous voulez faire ça à grande échelle, il va falloir mobiliser beaucoup de morale. C’est toujours la morale qui précède le crime d’État.

Alexandre Jardin , dans l’émission de télévision québécoise Tout le monde en parle.

Cette réflexion subjective saisissante, Alexandre Jardin la tire de son expérience familiale. Il découvrit à 17 ans que son grand-père avait été l’un des grands acteurs de la politique collaborationniste criminelle et anti-sémite de l’État français dirigé par Pétain et Laval.

En effet, Jean Jardin (1904-1976) devint directeur de cabinet de Pierre Laval d’avril1942 à octobre 1943. Il participa à l’organisation de la rafle du Vél d’Hiv, le 16 juillet 1942.

Alexandre Jardin raconte cela dans son livre intitulé Des gens très bien

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Chaque cours doit être un cadeau à leur faire. On n’y parvient pas à tout coup. Tout se joue dans les cinq premières minutes. Si vous parvenez à accrocher leur regard, leur attention et leur curiosité, alors c’est gagné. Ils vous suivront au bout du cours, au bout du monde, sur des bateaux imaginaires.

Christophe Chartreux, sur son blogue Profencampagne dans un billet intitulé Ah les vacances des profs

En voilà un beau principe : concevoir chaque leçon en classe comme un cadeau que l’on veut faire à ses élèves. Pas facile, mais enthousiasmant comme le plaisir d’offrir.

Et si, quand on enseigne, on regardait le métier sur la base de ce principe ? Il serait beau, non ?

On évoquait jadis le plus beau métier du monde. On n’est pas obligé d’y renoncer parce que l’environnement et l’actualité sont plutôt moroses ces dernières années. On peut ne pas avoir honte de nourrir de l’ambition pour soi, pour les élèves, pour notre société.

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Une certaine France exige du président qu’il se comporte désormais comme un adjoint au maire d’une commune de 500 habitants et règle des problèmes de voisinage. Le niveau des questions du Français moyen autorisé par RMC à poser des questions au président de la République ne s’élevait guère au-dessus du nombril des uns et des autres.

Bruno Roger-Petit, chroniqueur invité sur Le Plus du nouvel Observateur, à propos de l’entretien accordé par le Président de la République à RMC et BFM le 6 mai 2014.

Suite de l’analyse de Bruno Roger-Petit par laquelle il interroge cruellement la France, ou plutôt celle que le média d’information le plus regardé sur la TNT nous montre et confronte au chef de l’État :

Et ce petit patron qui trouve que les apprentis sont des fainéants parce qu’on n’autorise pas le travail des mineurs la nuit. Et cette femme qui se plaint parce qu’elle n’a que 662 euros pour vivre. Et cette militante UMP qui pense que la polygamie est le problème numéro 1 du pays. Et cette dame qui veut que le chef de l’État lui trouve un petite formation au Havre.

Et tant d’autres, avec leurs petites misères, leurs petits problèmes, qui ne savent plus lire le destin d’un pays autrement qu’en contemplant leur nombril. Insuffisance personnelle en ce que les Français RMC, qui demandent tant au président, y compris de s’occuper de leurs problèmes de voisinage les plus triviaux, n’attendent en vérité pas grand chose de lui aujourd’hui.

François Hollande n’en finit plus de payer son concept de président “normal”, ses erreurs de communication permanente et la comparaison avec Manuel Valls. Il est certes courageux de se confronter à la France RMC des aigreurs et des rancœurs, mais il n’est pas certain que cela contribue à l’amélioration de sa cote personnelle.

Comme le demande le chroniqueur en conclusion de son billet : la France se limite-t-elle aujourd’hui à cette caricature réactionnelle(aire) et limitée ? Si la réponse est oui, alors, il n’y a plus grand-chose à espérer pour l’avenir d’un pays déjà mort sans le savoir. Mais dans le cas contraire, cela indique clairement qu’il y a devant nous un énorme chantier de reconquête de l’esprit civique et républicain. Qui s’y attèlera ? On le sait déjà : pas certains médias.

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Petit supplément d’information : l’Express nous apprend que « Les auditeurs face à Hollande n’ont pas dit toute la vérité »

Et ils ont pourtant été sélectionnés par RMC/BFM. Manque de rigueur délétère de l’équipe éditoriale, ou vraie tentative de manipulation pour créer le buzz et faire de l’audience ?

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/les-auditeurs-face-a-hollande-n-ont-pas-dit-toute-la-verite_1536207.html#cQoAU4Xw6eFtFlgk.99

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Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?

Une comédie populaire qui a la grâce de guérir des pires travers que connaît le genre humain : la défiance et la haine de l’autre.

Il y a parfois des petits miracles dans la production cinématographique française : par exemple, quand un film sans autre prétention que celui de divertir traite avec talent un sujet fort qui touche au cœur d’un problème fondamental et qu’il offre sans en avoir l’air une porte de sortie humaniste à tout un chacun.

C’est à l’évidence le cas du film de Philippe de Chauveron, faiseur habile de comédies populaires depuis quelques années.

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? évoque l’un des meilleurs précédents du genre : Les aventures de Rabbi Jacob, film phénomène dans lequel Louis de Funès touchait au sublime, sur un scénario intelligent de Danièle Thomson pour son père le réalisateur Gérard Oury.

Les deux films avoisinent le pire puisqu’ils abordent sur le mode de la comédie légère ces abominations de l’âme humaine que sont le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, trois avatars de la défiance et de la haine de l’autre. Mais ici, comme dans le film de Gérard Oury, c’est le meilleur du génie humain qui est mis en valeur. Dans les deux films, il s’agit bien de déconstruire ce qui est le ressort essentiel de cette haine de l’autre : l’ignorance, la bêtise et la peur de disparaître. Et a contrario, il s’agit de faire ressentir les remèdes à ces errements : c’est-à-dire la reconnaissance mutuelle de la même humanité, l’évidence de l’égalité de dignité, et surtout la nécessité inexorable de la tolérance, du respect et de l’entraide qui sont le sel de l’amour et de la vie des hommes.

On peut donc rire avec simplicité et spontanéité du début à la fin de Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?. On peut rire d’un rire franc ponctué d’émotions vraies, car elles se révèlent trempées dans un alliage fait de sentiments universels forts. 

Les deux acteurs principaux qui portent le film sur leurs épaules, Christian Clavier et Chantal Lauby, sont au sommet de leur art. Ils peuvent être fiers de leur contribution. Les onze autres acteurs qui les accompagnent nous offrent aussi une prestation de grande qualité, sans jamais sombrer dans la caricature vulgaire, malgré des rôles parfois à la limite du dérapage. Le scénario et la réalisation ont eu l’intelligence de les engager dans une distanciation facétieuse tout autant qu’ambitieuse dans le cadre du projet initial de promotion d’un vivre ensemble généreux.

Ceux qui travaillent avec de très jeunes enfants savent qu’ils ignorent spontanément toute tendance raciste. Eh bien, ce film conduit les spectateurs sur les chemins de leur enfance : par le rire et la générosité, il les met en situation de retrouver cette sérénité originelle qui permet de ne pas craindre la différence de l’autre, de vivre et construire paisiblement avec lui.

Alors que nous assistons impuissants au développement de la haine entre Russes et Ukrainiens, à quelques centaines de kilomètres de chez nous, le succès populaire de Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? n’est sans doute pas anodin. Il faudrait dès maintenant un remake en russe et en ukrainien ! 

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